AFFAIRES et finances

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Air Transat reçoit une aide de 700 millions $ d’Ottawa et s’engage à rembourser ses clients

Publié le 9 mai 2021
Air Transat reçoit une aide de 700 millions $ d’Ottawa et s’engage à rembourser ses clients
  • Le gouvernement fédéral prête au transporteur aérien 700 millions $, remboursables sur 7 ans et à un taux d’intérêt de 1,2%. 
  • De ce montant, 390 millions $ devraient fournir à Transat les liquidités nécessaires pour maintenir ses activités, et 310 millions $ doivent servir à rembourser ses clients dont le voyage a dû être annulé après le 1er février 2020 en raison de la pandémie.

Le prêt est octroyé dans le cadre du Crédit d’urgence pour les grands employeurs (CUGE). 

L’aide accordée à Transat est assortie de plusieurs conditions, notamment en ce qui concerne la rémunération de ses hauts dirigeants, le rachat de ses actions et les dividendes qu’elle peut verser. 

  • Les avions de Transat ne redécolleront pas avant la mi-juin. 
  • La société avait pris la décision de suspendre ses vols en janvier dernier, pour suivre la recommandation du gouvernement fédéral d’interrompre les déplacements vers les destinations soleil.

Il y a deux semaines, le gouvernement fédéral avait conclu une autre entente avec Air Canada – le plus gros joueur du transport aérien au Canada et un concurrent direct de Transat. 

  • Ottawa avait accordé à Air Canada un financement de 5,9 milliards $, dont 1,4 milliard $ pour rembourser ses clients. 
Patrick Pierra
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Dorel vend sa division vélo pour 1 milliard $, les actionnaires s’en réjouissent

Publié le 12 oct. 2021
Dorel vend sa division vélo pour 1 milliard $, les actionnaires s’en réjouissent
  • L’entreprise montréalaise Industries Dorel vend sa division vélo, Dorel Sports, au conglomérat néerlandais Pon Holdings pour environ 1 milliard $.  
  • Dorel se départit ainsi de plusieurs marques, dont Cannondale et Schwinn, pour rembourser sa dette et remettre du capital aux actionnaires.  

La transaction devrait être finalisée avant la fin du premier trimestre 2022.

La vente de Dorel Sports «représente une occasion unique de dégager de la valeur en tirant parti de la forte demande pour des actifs de taille dans le secteur des bicyclettes», a indiqué par communiqué Martin Schwartz, PDG de Dorel.

Les actionnaires de Dorel ont bien accueilli la nouvelle.

  • L’action de Dorel (TSX: DII) avait clôturé hier à 10,42 $.
  • Aujourd’hui, elle a dépassé 20 $, soit près du double, et son plus haut niveau depuis novembre 2018. 

Dorel veut désormais se concentrer sur ses 2 autres divisions

  • Dorel fabrique aussi des produits pour bébés et jeunes enfants, et des produits pour la maison.
  • Ces 2 divisions connaissent des difficultés avec la pandémie: selon l’entreprise, elles souffrent de l’inflation et de problèmes liés aux chaînes d’approvisionnement.  
Patrick Pierra
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Jeune entreprise québécoise innovante (présentée par commanditaire)

Comment Mini-Cycle élimine le gaspillage vestimentaire

Publié le 23 nov. 2021
Comment Mini-Cycle élimine le gaspillage vestimentaire

Jad Robitaille, fondatrice et PDG de Mini-Cycle [crédit photo: Myriam Baril-Tessier pour PME MTL]

  • Parce que les enfants grandissent vite, ils ont à peine le temps d’user leurs vêtements. Alors, les parents ont souvent tendance à se contenter de vêtements pas chers, vendus par des grandes chaînes, qui ne servent pas longtemps et ne peuvent pas vraiment être réutilisés.
  • Pour casser ce cercle vicieux dommageable à l’environnement, la jeune PME montréalaise Mini-Cycle a inventé un système de distribution inédit: elle ne vend que des vêtements haut de gamme et durables, qu’elle s’engage ensuite à racheter pour les nettoyer, les réparer au besoin, puis les revendre, les réutiliser ou les recycler.
    *Ce portrait d’une jeune PME innovante est publié grâce au soutien financier de [commanditaire].

Le problème que l’entreprise cherche à régler: le gaspillage vestimentaire.

L’engouement pour la mode rapide (fast fashion) incite à acheter à bas prix des vêtements qui ne sont pas faits pour durer. 

Mais si leur prix est bas, le coût social et environnemental de ces vêtements est lourd. 

  • «La mode rapide ne prend soin ni de la planète ni des personnes qui la fabriquent», explique Jad Robitaille, fondatrice et PDG de la PME montréalaise Mini-Cycle – et chargée de cours en stratégie de durabilité à l’Université McGill.

La solution: un modèle de distribution de vêtements entièrement basé sur l’économie circulaire.

Mini-Cycle le définit en 3 étapes:

  • Pré-cycle: l’entreprise vend en ligne des vêtements neufs de haute qualité, sélectionnés pour leur durabilité et pour leur faible impact sur l’environnement.
  • Mi-cycle: l’entreprise s’engage à racheter par la suite au prix du marché tous ses produits après qu’ils aient été utilisés et aient donné satisfaction aux enfants et à leurs parents.
  • Re-cycle: les vêtements rachetés sont réparés si c’est nécessaire, puis revendus comme vêtement de seconde main. S’ils sont trop usés, des morceaux sont récupérés pour être réutilisés – par exemple pour fabriquer des accessoires ou des jouets pour enfants, qui sont à leur tour vendus.

Ainsi, tous les vêtements sont utilisés au maximum de leur durée de vie.

  • «On cherche à rendre plus accessible la mode éthique et durable», résume Jad Robitaille.

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Le modèle d’affaires:

Mini-Cycle est d’abord un détaillant, mais pas un détaillant comme les autres.

L’entreprise sélectionne ses fournisseurs moins pour la notoriété de leur marque ou le volume qu’ils peuvent livrer que pour la qualité, la durabilité et la faible empreinte environnementale de leurs produits.

  • «On favorise dès qu’on peut les fabricants locaux», dit Jad Robitaille. 

Lorsqu’un client veut que Mini-Cycle reprenne un vêtement après utilisation, l’entreprise le rachète à un prix qui dépend de son état.

  • Si le vêtement est trop usé pour être réparé, l’entreprise remet quand même un montant symbolique.

Elle gère elle-même la logistique de réception des reprises, leur évaluation, leur nettoyage et leur réparation si nécessaire.

Où en est l’entreprise actuellement?

Mini-Cycle vient de fêter son 3e anniversaire. Elle a déjà reçu plus de 20 000 commandes.

  • «On fait actuellement 45% de nos ventes au Québec, 40% dans le reste du Canada et 15% aux États-Unis», dit Jad Robitaille.

L’entreprise a connu une croissance rapide malgré la pandémie.

  • «Nous avons quintuplé nos ventes l’an dernier, et nous sommes en train de les doubler encore cette année», continue Jad Robitaille.
  • La PME a d’ailleurs dû changer 3 fois de local dans l’année pour répondre à ses besoins croissants d’entreposage. 

Mini-Cycle emploie aujourd’hui une quinzaine de personnes.

  • La moitié travaille sur les produits de seconde main, et l’autre moitié sur les opérations, la gestion de l’entrepôt et l’administration.

L’entreprise a été sélectionnée comme l’une des Révélations 2021 par Montréal inc. [découvrez nos portraits des autres Révélations 2021].


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Prochaines étapes à surveiller:

L’entreprise investit pour améliorer le processus de rachat de produits.

  • «En ce moment, on ne peut pas encore dire aux clients combien on va leur payer avant qu’ils renvoient leurs produits», explique Jad Robitaille.
  • «On veut faciliter le processus de reprise autant pour eux, en leur donnant une estimation du prix de rachat dans leur compte en ligne, que pour nous, en automatisant le traitement des données.»

Mini-Cycle élargit également son catalogue.

  • Il permet déjà d’habiller les enfants de 0 à 14 ans des pieds à la tête. «Il ne nous manque plus que les bottes d’hiver», précise Jad Robitaille.
  • L’entreprise a aussi commencé des tests avec des vêtements de seconde main pour femmes.

Après l’investissement initial d’un ami suivi de quelques prêts et bourses, l’entreprise se prépare à mener prochainement une première ronde de financement d’amorçage pour soutenir la croissance de l’entreprise.


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Patrick Pierra
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[Test pour insertion de nos titres]

Publié le 1er nov. 2021

L’essentiel des nouvelles Affaires et Finances, par InfoBref [titre H3]

Faciliter le transfert d’une entreprise à ses enfants: le gouvernement fédéral traine la patte

Faciliter le transfert d’une entreprise à ses enfants: le gouvernement fédéral traine la patte

L’essentiel des nouvelles Affaires et Finances, par InfoBref [titre H2]

L’essentiel des nouvelles Affaires et Finances, par InfoBref [titre H3]

Le PLQ réclame plus d’assouplissements et de visibilité pour l’industrie touristique [titre H4]

Débat officiel des chefs fédéraux en français – voici l’essentiel [titre H4]

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Résumé d’une conversation le 28 septembre 2021 lors d’un midi-conférence de l’Association des MBA du Québec avec Martin Massé, MBA, v.-p. affaires publiques et v.-p développement durable d’ADM Aéroport de Montréal, et François Normand, candidat MBA, journaliste économique et financier du journal Les Affaires.

L’héritage du 11 septembre: des conséquences qui perdurent [h2]

Sécurité accrue dans des transports aériens [h3]

Détails A [h4]

Des mesures de sécurité draconiennes se sont ajoutées dans les aéroports et dans les avions, notamment:

  • la fouille plus complète, qui exige que les voyageurs arrivent à l’aéroport avec beaucoup d’avance sur l’horaire de leur vol; et
  • la porte du cockpit renforcée pour protéger le poste de pilotage.

Détails B [h4]

Des mesures de sécurité draconiennes se sont ajoutées dans les aéroports et dans les avions, notamment:

Sécurité accrue dans des transports aériens[h3]

Des mesures de sécurité draconiennes se sont ajoutées dans les aéroports et dans les avions, notamment:

  • la fouille plus complète, qui exige que les voyageurs arrivent à l’aéroport avec beaucoup d’avance sur l’horaire de leur vol; et
  • la porte du cockpit renforcée pour protéger le poste de pilotage.

Sécurité accrue dans des transports aériens

Des mesures de sécurité draconiennes se sont ajoutées dans les aéroports et dans les avions, notamment:

  • la fouille plus complète, qui exige que les voyageurs arrivent à l’aéroport avec beaucoup d’avance sur l’horaire de leur vol; et
  • la porte du cockpit renforcée pour protéger le poste de pilotage.

Patrick Pierra
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Un Canadien lauréat du prix Nobel d’économie

Publié le 12 oct. 2021
Un Canadien lauréat du prix Nobel d’économie
  • Le prix Nobel d’économie a été décerné à 3 économistes, dont le Canadien David Card. Le jury dit avoir récompensé leurs «nouvelles idées» sur le marché du travail «tirées d’expériences naturelles» – basées sur l’analyse de ce qui s’est réellement passé.
  • Professeur à l’Université de Berkeley, en Californie, David Card a notamment démontré – en étudiant les effets du salaire minimum, de l’immigration et de l’éducation sur le marché du travail – que la hausse du salaire minimum n’entraîne pas forcément une diminution du nombre d’emplois. 

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Les maisons restent abordables au Québec par rapport aux autres provinces

Publié le 9 mai 2021
Les maisons restent abordables au Québec par rapport aux autres provinces
  • L’abordabilité mesure la capacité des ménages à acquérir une propriété et à en assumer les coûts. Selon le plus récent Indice d’abordabilité de Desjardins, l’abordabilité des maisons a reculé au Québec pendant le premier trimestre de 2021, mais seulement de 0,9%. Pour la même période, il a reculé de 8,8% en Ontario et de 11,2% dans l’ensemble du Canada. 
  • La baisse de l’indice a été moins prononcée au Québec parce que les revenus des ménages après impôts y ont augmenté de 0,7% durant le premier trimestre de cette année, alors qu’ils ont au contraire diminué de 2,5% dans l’ensemble du Canada.

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De plus en plus d’investisseurs individuels négocient des produits dérivés

Publié le 6 mars 2021
  • Les produits dérivés étaient ont longtemps été réservés à une petite minorité d’investisseurs et de courtiers très spécialisés.
  • Mais ces dernières années, et particulièrement depuis le début de la pandémie, de nombreux individus se sont lancés dans la négociation de ces produits. Cela pourrait avoir un impact important sur le fonctionnement des marchés financiers.
[résumé de Derivatives for the people : Amateurs shake up the arcane world of trading de Ian Brown dans The Globe and Mail du 6 mars 2021

 

Que sont les produits dérivés?

Les produits dérivés représentent des contrats liés à un actif (l’actif «sous-jacent»).

La catégorie de produit dérivé la plus connue est celle des options. Une option est un droit d’acheter ou de vendre, selon le cas, un actif à une date à venir et à des conditions qui sont fixées d’avance.

Par exemple, pour une action d’une société XYZ, dont la valeur en bourse se négocie actuellement à 10 $, une option d’achat pourrait donner un droit d’acheter cette action au prix de 12 $ dans trois mois. L’option elle-même coûterait, par hypothèse, 1 $.

  • Après trois mois, si l’action de XYZ vaut plus de 12 $, alors le détenteur de l’option exerce son option.
  • Si, par exemple, l’action vaut 15 $, le détenteur de l’option l’achète à 12 $.
  • Il achète 12 $ une action qui en vaut 15, soit une différence de 3 $ à son avantage. Il a cependant payé ce droit d’achat 1 $. Il réalise dont un profit net de 2 $.
  • Comme il a investi 1 $, son profit est de deux fois le montant de son investissement, soit un rendement de 200% – alors que le prix de l’action n’a augmenté que de 10 $ à 15 $, soit seulement 50%.

Cet exemple théorique illustre que la possibilité de gains, avec des options, est très supérieure à celle des investissements classiques. Réciproquement, le risque de perte est également beaucoup plus élevé.

Comment les produits dérivés se sont démocratisés

Les options et les autres produits dérivés peuvent être très variés et très complexes.

On pouvait négocier des options aux États-Unis au Chicago Board Options Exchange à partir de 1973, et à la Bourse de Toronto à partir de 1984. Mais seule une petite minorité de courtiers en négociaient, souvent pour des fonds de couverture (hedge funds) qui géraient une petite partie du patrimoine de grands investisseurs – en compléments d’investissement plus traditionnels.

Récemment, cependant, la négociation de produits dérivés s’est largement démocratisée.

Dans les six premières semaines de l’année 2021, le nombre de contrats d’option sur des actions individuelles a augmenté de 77% par rapport à la même période de 2020.

Pendant cette période de six semaines, le montant négocie en options était pratiquement équivalent au montant négocié dans les actions faisant l’objet de ces options.

Au Canada, peu de services en ligne ou d’applications permettent de négocier facilement des options. Questrade le permet, mais applique des restrictions.

Le site américain Tastytrade est consacré aux investisseurs institutionnels qui négocient des options et des contrats à terme. Ils présentent beaucoup de contenu vidéo informatifs, mais également divertissants, présentés dans un style informel qui semble séduire des jeunes investisseurs.

Il reçoit en moyenne 10 000 visiteurs canadiens par jour. Le site est associé à un service, Tastyworks, qui permet aux usagers de négocier des options. Le fondateur des deux sites dit que 140 000 personnes négocient activement dans Tastyworks.

L’ensemble de Tastytrade et Tastyworks a été acquis en janvier par IG Capital pour un montant d’un milliard $.

Quel impact pour les marchés financiers?

Le gestionnaire d’un fonds de couverture est inquiet de l’engouement que suscite la négociation des produits dérivés auprès d’investisseurs individuels, dont beaucoup d’investisseurs relativement novices.

Il note que les investisseurs individuels communiquent entre eux par Internet et peuvent coordonner leurs décisions d’achat et de vente, alors que les professionnels doivent respecter des règles à cet égard.

Il s’inquiète que, à cause de l’effet multiplicateur des options, les transactions d’investisseurs individuels sur des produits dérivés liés à certains titres pourraient avoir un impact de beaucoup plus grande ampleur sur le cours de ces titres.

De son côté, le fondateur de Tastytrade soutient que la démocratisation des produits dérivés a des aspects positifs :

  • Elle ouvre de nouvelles possibilités de gains financiers à des petits investisseurs individuels qui en étaient privés auparavant.  
  • Elle pourrait contribuer, de façon générale, à l’éducation de la population au fonctionnement, au potentiel et aux risques des marchés
Patrick Pierra
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Vos FINANCES

Les belles histoires du Fonds de la FTQ

Publié le 22 fév 2021
par Fabien Major
Les belles histoires du Fonds de la FTQ
  • L’actif du Fonds de solidarité de la FTQ dépasse 15 milliards $. Son rendement annuel depuis sa création est de 4,4%. Il offre un avantage fiscal difficile à battre.
  • Avec un tel actif financier et réputationnel, et avec des performances aussi honorables, pourquoi raconter des demi-vérités quant à ses frais de gestion et son engagement dans l’économie durable?

Comme une majorité de travailleurs québécois, je suis actionnaire des fonds de syndicats. Ils offrent l’opportunité de soutenir l’économie d’ici.

En tant que planificateur financier, je recommande aux professionnels et aux entrepreneurs ayant un taux marginal d’imposition élevé de souscrire à ces fonds pour la première tranche de 5000 $ de leur contribution REER.

J’y vois quatre bonnes raisons:

  • le crédit d’impôt supplémentaire;
  • le fait que ces fonds constituent un bon outil de diversification;
  • le mécanisme d’«épargne forcée» à long terme qu’ils représentent pour les individus; et
  • le soutien que les capitaux investis par ces fonds apportent à l’économie du Québec.

Mais le marketing du Fonds ne se contente pas de ces avantages. Il pousse le bouchon plus loin.

Des fonds dispendieux, sans conseil

Là où je lève les sourcils, c’est lorsque je lis les publicités du Fonds FTQ et que j’entends ses porte-paroles tenter de laver plus blanc que blanc sur la place publique.

Les fonds de syndicats ne sont pas assujettis à la Loi des produits et services financiers du Québec qui est sous la coupe de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Quand les dirigeants du Fonds FTQ tentent de comparer la structure, les résultats ou le contenu de leurs fonds avec l’industrie financière, ils font presque toujours des comparaisons boiteuses. 

Exemple: dans les états financiers du fonds et sur son site web, la direction  dit que le Fonds FTQ se compare aux fonds communs de la catégorie «équilibrés neutres» et que ces fonds ont, en moyenne, un ratio de frais de gestion annuel de 2,00%.

Là, je décroche. La FTQ tente ici de faire croire qu’avec son ratio de charges opérationnelles totales de de 1,49%*, le Fonds FTQ est moins cher.

*Ratio annuel des charges opérationnelles totales pour l’exercice terminé le 31 mai 2020. Source: rapport de gestion intermédiaire du Fonds de solidarité de la FTQ au 30 novembre 2020.

C’est du patinage artistique.

  • Les employés du Fonds FTQ n’ont pas de permis de conseillers de l’AMF.
  • Ils n’offrent pas de services de répartition de portefeuille, d’assurances de personnes, de plans de retraite, de conseils fiscaux et successoraux.

Parce que leur produit vient sans conseil, il est donc beaucoup plus pertinent de comparer le Fonds FTQ avec les fonds «sans frais de service et sans commission». 


Auparavant, tous les fonds communs de placement incorporaient dans leurs frais de gestion des commissions qu’ils remettaient aux conseillers financiers qui vendaient ces produits, de sorte que conseillers offraient eux-mêmes leurs services «gratuitement» à leurs clients. Ces fonds «avec commissions» existent encore, et c’est à eux que le Fonds FTQ compare ses propres frais.

Pourtant, depuis des années, les conseillers fonctionnent principalement à honoraires, qu’ils facturent directement à leurs clients. 93% des nouvelles ventes se dirigent donc vers des fonds «sans frais de service et sans commission», soit les fonds communs de série F.

Or, selon Morningstar, la médiane des ratios de frais annuels des 8667 fonds de série F est de 0,99%.

À 1,49%, le fonds de la FTQ serait donc 50% plus cher, et non moins cher.

­> Consultez la section Finances d’InfoBref avec nos nouvelles brèves en semaine et la chronique de conseils Vos Finances le samedi

Socialement responsable? En partie seulement

Les dirigeants du Fonds FTQ se qualifient d’«investisseurs socialement responsables». 

Ajoutons des bémols. Je veux bien croire que ce critère de responsabilité sociale s’applique au volet des investissements en capital de développement.

Mais c’est escamoter un gros morceau.

Le Fonds détient pour près de 7 milliards $ en placements qui ne sont pas des investissements directs dans des sociétés et PME québécoises.      

  • 44,6% de son actif est dans des titres financiers mondiaux.
  • On y trouve des pipelines et des producteurs d’énergie fossile comme Enbridge, Shell, Transcanada, AltaGas, Valeo, Tourmaline ou encore l’uranium de Cameco.      
  • Il y aussi des parts de sociétés comme McDonald, Starbucks, LVMH (Louis Vuitton), Banque Scotia, Heineken ou Ferrari.  

Comme on ne peut détacher le Fonds FTQ de sa partie «autres investissements»,  c’est donc avec un grain de sel qu’il faut recevoir ses prétentions liées à l’économie durable: vraies, mais en partie.

Comme un breuvage qui contient 55,4% de «vrai jus»!

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Tendances MÉDIAS

Netflix domine encore au Canada, mais pour combien de temps?

Publié le 28 oct. 2020
Steve Proulx
par Steve Proulx
Netflix domine encore au Canada, mais pour combien de temps?
  • Au Canada, la moitié des francophones et 67% des anglophones sont abonnés ou ont accès à Netflix.
  • Mais sa suprématie ne restera pas éternelle : plusieurs services de diffusion en continu ont fait le plein d’abonnés durant le Grand confinement.

Cette enquête réalisée en pleine pandémie s’appuie sur les résultats d’un vaste sondage mené auprès de 4000 répondants (2000 francophones et 2000 anglophones), dans toutes les régions du Canada, entre le 22 avril et le 4 mai 2020.

Ce que nous apprend le sondage : Globalement, le taux d’abonnement aux services de diffusion en continu au Canada a doublé depuis 2016, passant de 34% à 68% au printemps 2020.

  • Netflix domine encore : Avec son offre riche et diversifiée, le pionnier de l’industrie est aussi le service de diffusion en continu ayant le niveau d’utilisation quotidienne le plus élevé (67%) au Canada.
  • Disney+ fait sentir sa présence : 13% des ménages canadiens sont déjà abonnés (ou ont accès) à la plateforme de Disney, lancée à la fin de 2019.
  • Crave connaît un bond record : La plateforme de Bell Média a presque doublé le nombre de ses abonnés entre l’automne 2019 et le printemps 2020.
  • Club Illico séduit les francophones : Avec ses contenus exclusivement en français, la plateforme de Vidéotron a connu sa plus forte croissance saisonnière en ce qui concerne les abonnements : 17%.
  • Apple TV+ fait une timide percée : 5% des ménages sont abonnés à la plateforme d’Apple, lancée en grandes pompes à la fin de 2019. Cependant, « sa percée est probablement le résultat de l’offre d’abonnement gratuit pendant un an associée à l’achat de plusieurs nouveaux produits Apple », selon l’OTM.

Ce que l’avenir réserve à Netflix : Le géant américain a toujours la cote, mais il n’est clairement plus seul dans son carré de sable…

  • Près de la moitié des abonnés à Netflix au Canada sont aussi abonnés à un ou plusieurs autres services de diffusion en continu. La guerre pour l’attention ne fait que commencer.
  • Disney, NBC Universal, Warner Media, HBO, CBS et d’autres grands joueurs de l’industrie du divertissement lancent leur propre plateforme, et y offrent leurs productions. Netflix pourrait bientôt avoir plus de mal à trouver de bons contenus sous licence.
  • Le succès grandissant des plateformes en français comme Club Illico, TOU.tv ou Crave montre que Netflix pourrait faire face, au Québec comme ailleurs dans le monde, à une concurrence provenant de joueurs locaux, plus proches des exigences de leur public.

Malgré son envergure, Netflix n’a pas les poches aussi profondes que les Apple, Disney et Amazon de ce monde, qui veulent désormais tous leur part du gâteau…

Steve Proulx
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Vos FINANCES

La bourse n’est pas un jeu vidéo

Publié le 28 oct. 2020
par Fabien Major
La bourse n’est pas un jeu vidéo
  • Une nouvelle génération d’entreprises financières cible les jeunes investisseurs avec un marketing basé sur le divertissement et l’émotion.
  • Elles risquent malheureusement d’appauvrir leurs clients pour longtemps.

Essentiellement, ces institutions suggèrent d’investir dans ce qu’on aime.

  • Vous aimez les croisières? Allez hop, naviguez dans le sillage des actions de Carnival.
  • Vous aimez les tacos, la poutine et les souvlakis? Empiffrez-vous des titres du franchiseur en restauration MTY.
  • Vous aimez les voitures électriques? Branchez votre fonds d’urgence sur Tesla.

Le raisonnement vous apparaît simpliste?

C’est pourtant la base de la campagne publicitaire d’une jeune firme de courtage canadienne.

Cette plateforme, qui peine[PP1]  à rentabiliser ses activités de robot-conseiller, a pivoté récemment vers le courtage à escompte «sans frais» pour cibler les jeunes.

En analysant ce qui attire l’attention des petits investisseurs américains, cette jeune start-up a choisi d’imiter le modèle d’affaires du groupe américain Robinhood: elle offre comme un buffet à volonté les transactions boursières sur séance sans frais.

N’allez pas croire que je suis offusqué parce qu’ils offrent des transactions sans frais. Là n’est pas la question.

Mais il n’y a pas de repas gratuit. Encore moins en finance.

Si on ne vous facture aucuns frais de courtage, c’est parce que :

  • on peut prêter vos titres pour favoriser leur déconfiture avec les ventes à découvert du voisin ou d’un fonds spéculatif;
  • on charge des frais d’échange de devises à chaque opération;
  • et bien sûr, on espère faire des millions en intérêt avec la liquidité que les clients laissent dans leur encaisse.

Je suis surtout outré par des publicités qui invitent à investir dans «ce qu’on aime».

Ce n’est pas un conseil, ni même une idée parmi d’autres, c’est juste irresponsable.

L’investissement devient un jeu vidéo

2020 passera à l’histoire pour toutes sortes de raisons. Dans les cours de finance du futur, on fera sans doute le bilan de certaines débâcles boursières.

On y soulignera peut-être le rôle qu’on pu y jouer les tactiques de marketing douteuses et racoleuses de WealthSimple, Robinhood, E-Trade ou Charles Schwab, et leur propension à banaliser l’investissement pour rabaisser le geste au rang des jeux vidéo.

D’ailleurs l’interface de transactions de ces outils en ligne est maintenant agrémentée par des explosions et des feux d’artifice, pour stimuler les transactions. Ce phénomène pourrait expliquer en partie la montée fulgurante des titres technos cette année.   

Non, ce que vous aimez n’est pas toujours le reflet d’une saine gestion d’entreprise, ni de sa capacité à générer des profits. Encore moins de la possibilité que le titre boursier gagne en valeur à court ou long terme.

Investir n’est pas une affaire de croyance ni d’amour. C’est une affaire de «connaissances», de jugement, de prix, de valeur et… de temps. Que vous aimiez une compagnie ou pas, le marché s’en moque.

Au contraire, plus vous analysez une entreprise de façon rationnelle, sans y mêler vos sentiments, moins vous prenez de risque. Plus vous aiguisez votre jugement, plus vous améliorez la pertinence de vos décisions. Puis, investissez à bas prix au bon moment dans de bonnes entreprises générant de la valeur pour les actionnaires. Ensuite, le temps fera son œuvre – et, parfois, des chefs-d’œuvre.

Fabien Major
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Les cinémas vont en arracher au moins jusqu’au printemps

Publié le 4 oct. 2020
  • En raison de la deuxième vague de la pandémie, ce qu’il restait de superproductions hollywoodiennes prévues d’ici Noël a été remis à 2021.
  • Cineplex commence à inquiéter sérieusement les analystes: la firme Canaccord Genuity s’attend même à ce que la chaîne de Toronto mette son siège social à vendre avant le printemps prochain.