Affaires

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Alain McKenna

avec Alain McKenna

Journaliste à InfoBref

Tendances MÉDIAS

Netflix domine encore au Canada, mais pour combien de temps?

Publié le 28 oct. 2020
Steve Proulx
par Steve Proulx
Netflix domine encore au Canada, mais pour combien de temps?
  • Au Canada, la moitié des francophones et 67% des anglophones sont abonnés ou ont accès à Netflix.
  • Mais sa suprématie ne restera pas éternelle : plusieurs services de diffusion en continu ont fait le plein d’abonnés durant le Grand confinement.

Cette enquête réalisée en pleine pandémie s’appuie sur les résultats d’un vaste sondage mené auprès de 4000 répondants (2000 francophones et 2000 anglophones), dans toutes les régions du Canada, entre le 22 avril et le 4 mai 2020.

Ce que nous apprend le sondage : Globalement, le taux d’abonnement aux services de diffusion en continu au Canada a doublé depuis 2016, passant de 34% à 68% au printemps 2020.

  • Netflix domine encore : Avec son offre riche et diversifiée, le pionnier de l’industrie est aussi le service de diffusion en continu ayant le niveau d’utilisation quotidienne le plus élevé (67%) au Canada.
  • Disney+ fait sentir sa présence : 13% des ménages canadiens sont déjà abonnés (ou ont accès) à la plateforme de Disney, lancée à la fin de 2019.
  • Crave connaît un bond record : La plateforme de Bell Média a presque doublé le nombre de ses abonnés entre l’automne 2019 et le printemps 2020.
  • Club Illico séduit les francophones : Avec ses contenus exclusivement en français, la plateforme de Vidéotron a connu sa plus forte croissance saisonnière en ce qui concerne les abonnements : 17%.
  • Apple TV+ fait une timide percée : 5% des ménages sont abonnés à la plateforme d’Apple, lancée en grandes pompes à la fin de 2019. Cependant, « sa percée est probablement le résultat de l’offre d’abonnement gratuit pendant un an associée à l’achat de plusieurs nouveaux produits Apple », selon l’OTM.

Ce que l’avenir réserve à Netflix : Le géant américain a toujours la cote, mais il n’est clairement plus seul dans son carré de sable…

  • Près de la moitié des abonnés à Netflix au Canada sont aussi abonnés à un ou plusieurs autres services de diffusion en continu. La guerre pour l’attention ne fait que commencer.
  • Disney, NBC Universal, Warner Media, HBO, CBS et d’autres grands joueurs de l’industrie du divertissement lancent leur propre plateforme, et y offrent leurs productions. Netflix pourrait bientôt avoir plus de mal à trouver de bons contenus sous licence.
  • Le succès grandissant des plateformes en français comme Club Illico, TOU.tv ou Crave montre que Netflix pourrait faire face, au Québec comme ailleurs dans le monde, à une concurrence provenant de joueurs locaux, plus proches des exigences de leur public.

Malgré son envergure, Netflix n’a pas les poches aussi profondes que les Apple, Disney et Amazon de ce monde, qui veulent désormais tous leur part du gâteau…

Steve Proulx
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Vos FINANCES

La bourse n’est pas un jeu vidéo

Publié le 28 oct. 2020
par Fabien Major
La bourse n’est pas un jeu vidéo
  • Une nouvelle génération d’entreprises financières cible les jeunes investisseurs avec un marketing basé sur le divertissement et l’émotion.
  • Elles risquent malheureusement d’appauvrir leurs clients pour longtemps.

Essentiellement, ces institutions suggèrent d’investir dans ce qu’on aime.

  • Vous aimez les croisières? Allez hop, naviguez dans le sillage des actions de Carnival.
  • Vous aimez les tacos, la poutine et les souvlakis? Empiffrez-vous des titres du franchiseur en restauration MTY.
  • Vous aimez les voitures électriques? Branchez votre fonds d’urgence sur Tesla.

Le raisonnement vous apparaît simpliste?

C’est pourtant la base de la campagne publicitaire d’une jeune firme de courtage canadienne.

Cette plateforme, qui peine[PP1]  à rentabiliser ses activités de robot-conseiller, a pivoté récemment vers le courtage à escompte «sans frais» pour cibler les jeunes.

En analysant ce qui attire l’attention des petits investisseurs américains, cette jeune start-up a choisi d’imiter le modèle d’affaires du groupe américain Robinhood: elle offre comme un buffet à volonté les transactions boursières sur séance sans frais.

N’allez pas croire que je suis offusqué parce qu’ils offrent des transactions sans frais. Là n’est pas la question.

Mais il n’y a pas de repas gratuit. Encore moins en finance.

Si on ne vous facture aucuns frais de courtage, c’est parce que :

  • on peut prêter vos titres pour favoriser leur déconfiture avec les ventes à découvert du voisin ou d’un fonds spéculatif;
  • on charge des frais d’échange de devises à chaque opération;
  • et bien sûr, on espère faire des millions en intérêt avec la liquidité que les clients laissent dans leur encaisse.

Je suis surtout outré par des publicités qui invitent à investir dans «ce qu’on aime».

Ce n’est pas un conseil, ni même une idée parmi d’autres, c’est juste irresponsable.

L’investissement devient un jeu vidéo

2020 passera à l’histoire pour toutes sortes de raisons. Dans les cours de finance du futur, on fera sans doute le bilan de certaines débâcles boursières.

On y soulignera peut-être le rôle qu’on pu y jouer les tactiques de marketing douteuses et racoleuses de WealthSimple, Robinhood, E-Trade ou Charles Schwab, et leur propension à banaliser l’investissement pour rabaisser le geste au rang des jeux vidéo.

D’ailleurs l’interface de transactions de ces outils en ligne est maintenant agrémentée par des explosions et des feux d’artifice, pour stimuler les transactions. Ce phénomène pourrait expliquer en partie la montée fulgurante des titres technos cette année.   

Non, ce que vous aimez n’est pas toujours le reflet d’une saine gestion d’entreprise, ni de sa capacité à générer des profits. Encore moins de la possibilité que le titre boursier gagne en valeur à court ou long terme.

Investir n’est pas une affaire de croyance ni d’amour. C’est une affaire de «connaissances», de jugement, de prix, de valeur et… de temps. Que vous aimiez une compagnie ou pas, le marché s’en moque.

Au contraire, plus vous analysez une entreprise de façon rationnelle, sans y mêler vos sentiments, moins vous prenez de risque. Plus vous aiguisez votre jugement, plus vous améliorez la pertinence de vos décisions. Puis, investissez à bas prix au bon moment dans de bonnes entreprises générant de la valeur pour les actionnaires. Ensuite, le temps fera son œuvre – et, parfois, des chefs-d’œuvre.

Fabien Major
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Les cinémas vont en arracher au moins jusqu’au printemps

Publié le 4 oct. 2020
  • En raison de la deuxième vague de la pandémie, ce qu’il restait de superproductions hollywoodiennes prévues d’ici Noël a été remis à 2021.
  • Cineplex commence à inquiéter sérieusement les analystes: la firme Canaccord Genuity s’attend même à ce que la chaîne de Toronto mette son siège social à vendre avant le printemps prochain.

Adopté ou pas, le plan de relance américain de 2200 milliards $US affecte déjà l’économie canadienne

Publié le 1er oct. 2020
  • Chaque fois qu’on franchit une étape de plus menant à l’adoption de ce plan, le dollar canadien gagne en valeur.
  • Trois quarts des exportations canadiennes vont aux États-Unis, incluant presque tout le pétrole canadien, alors toute aide à l’investissement et à la consommation là-bas bénéficie indirectement aux entreprises d’ici.

S’il finit par être adopté par la majorité républicaine au Sénat, le plan proposé par les élus démocrates aux Communes mettrait de l’argent directement dans les poches des entreprises manufacturières, des sociétés aériennes et des administrations municipales américaines.

Dans les trois cas, cela augmentera la demande pour des biens et des produits canadiens, faisait remarquer la Banque HSBC dans un rapport paru plus tôt cet été.

  • Entreprises manufacturières: les matières premières et les composants servant à la fabrication de produits finis sont parmi les plus importantes exportations canadiennes vers les États-Unis.
  • Sociétés aériennes: si l’aviation redécolle, la pression se fera sentir pour rouvrir les frontières internationales plus tôt que tard, afin de relancer le tourisme.
  • Administrations municipales: les villes et les États voudront profiter de cette entrée d’argent pour lancer des projets d’infrastructure majeurs auxquels les entreprises canadiennes voudront participer.

On ne connaît pas encore exactement la version finale de ce plan d’aide. Mais selon le cabinet d’avocats canadien Osler, qui se spécialise dans le droit transfrontalier, ce ne sera que positif pour le Canada.

«L’économie nord-américaine est tellement intégrée qu’on voit mal comment [ce plan] pourrait ne pas être bénéfique aux entreprises canadiennes», note Paul Seraganian, associé new-yorkais d’Osler.

Alain McKenna
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Desjardins, la Caisse de dépôt et plusieurs autres investisseurs s’engagent à plus de diversité et d’inclusion dans la finance canadienne

Publié le 1er oct. 2020
  • 31 institutions canadiennes gérant 2300 milliards $ d’actifs reconnaissent «l’existence du racisme systémique et ses répercussions sur les communautés noires, autochtones et de couleur».
  • À travers la Déclaration des investisseurs canadiens sur la diversité et l’inclusion qu’elles viennent d’adopter, ces institutions promettent d’en faire plus au sein de leur organisation ainsi qu’auprès des entreprises présentes dans leurs portefeuilles.

AFFAIRES en rafale

Publié le 1er oct. 2020
AFFAIRES en rafale
  • Pas moins de 100 000 emplois ont disparu ces dernières 24 heures aux États-Unis, faute d’un prolongement de l’aide gouvernementale à l’embauche qui prenait fin hier.
  • Bombardier congédie le président de sa division d’avions d’affaires, David Coleal, afin de «simplifier sa structure de direction».
  • Les sites d’aubaines pourraient revenir en force: en tout cas, c’est le pari d’Emerge, qui veut s’inscrire à la Bourse de Toronto afin de financer un ambitieux plan de consolidation de ce secteur.
  • Le pain de Subway n’est légalement pas du vrai pain et peut donc être taxé, statue la Cour suprême d’Irlande, puisqu’il contient trop de sucre pour être considéré comme un aliment de base.

L’application de livraison de repas Skip baisse ses tarifs au Québec durant le reconfinement

Publié le 1er oct. 2020
  • Les nouveaux restaurants qui joignent son service ne paieront pas de commission sur chaque livraison.
  • La livraison sera également gratuite pour les consommateurs jusqu’au 29 octobre, et tout le pourboire sera remis aux restaurateurs.

Ottawa a dévoilé son plan de 10 milliards $ pour relancer l’économie

Publié le 1er oct. 2020
Ottawa a dévoilé son plan de 10 milliards $ pour relancer l’économie

(Image: Unsplash)

  • Justin Trudeau a annoncé ce matin son plan d’infrastructure, étalé sur trois ans, qui doit créer 60 000 emplois et permettre d’atteindre les objectifs de carboneutralité fixés pour 2050.
  • Le budget est compris dans l’enveloppe initiale de 35 milliards $ confiée à la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) à sa création; les premiers investissements devraient être effectués d’ici la fin de l’année.

Piloté par la BIC, le plan de relance du gouvernement va permettre d’investir dans les secteurs suivants:

  • énergies propres: 2,5 milliards $ pour favoriser la production, le transport et l’entreposage d’électricité propre;
  • Internet: 2 milliards $ pour connecter environ 750 000 ménages et petites entreprises aux services à large bande dans les communautés mal desservies;
  • rénovations: 2 milliards $ pour moderniser et augmenter l’efficacité énergétique des immeubles; 
  • agriculture: 1,5 milliard $ dans des projets d’irrigation pour accroître la production du secteur et élargir les possibilités d’exportation;
  • transport électrique: 1,5 milliard $ pour accélérer l’adoption d’autobus zéro émission et la mise en place d’infrastructures de recharge partout dans le pays;
  • nouveaux projets: 500 millions $ pour faire avancer plus rapidement d’autres projets d’infrastructures.

Johanna Sabys
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Ottawa a dévoilé son plan de 10 milliards $ pour relancer l’économie

(Image: Unsplash)

Le Canada flirte toujours avec une bulle immobilière

Publié le 1er oct. 2020
  • Avec des prix qui ont grimpé de 158% en 10 ans, Toronto arrive au 3e rang des villes les plus à risque d’une bulle immobilière dans le monde, selon l’Indice des bulles immobilières de la banque suisse UBS.
  • Montréal et le reste du Canada n’échappent pas au phénomène: la hausse a été de 94% à l’échelle nationale, supérieure à celle de la moitié des villes qui composent cet indice mondial.

Les 3 millions d’emplois détruits par la pandémie ne seront pas récupérés avant 2025, dit le Conference Board du Canada

Publié le 30 sept. 2020
  • Tant que la situation économique demeure instable, les entreprises canadiennes repousseront des investissements et des embauches, ce qui va ralentir la croissance économique.
  • Depuis son sommet du début mars, le taux d’emploi a diminué de 15,6 points de pourcentage et le nombre d’heures travaillées par semaine a chuté du quart.

C’est un cercle vicieux:

  • En investissant moins, les entreprises limitent non seulement leur croissance, elles ont aussi un effet négatif sur le PIB national.
  • Tant que l’économie restera au ralenti, les entreprises demeureront inquiètes et dépenseront moins, ce qui nuit un peu plus à leur croissance.

Le rebond provoqué par la réouverture de l’économie a été de courte durée: la croissance du PIB a déjà ralenti entre juin et juillet, écrit le Conference Board, dans son rapport trimestriel sur l’économie canadienne.

Dans ce contexte d’une économie au ralenti, le think tank canadien ne voit pas l’emploi revenir à des niveaux d’avant la pandémie avant 4 ans au moins.

  • «C’est un gouffre béant qu’il faudra refermer pour que l’économie canadienne revienne à la normale», conclut l’organisme.
Alain McKenna
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Garda relance son offre hostile pour son rival britannique G4S

Publié le 30 sept. 2020
  • L’offre d’une valeur de 5,2 milliards $ est bonifiée: le siège social de G4S demeurera à Londres et son régime de retraite lourdement déficitaire sera entièrement pris en charge par l’acquéreur.
  • Garda adresse son offre aux actionnaires directement, car elle accuse les dirigeants de G4S d’être des gestionnaires «sans vision» qui n’ont «aucun plan défini» pour assurer la croissance de la société.

AFFAIRES en rafale

Publié le 30 sept. 2020
AFFAIRES en rafale
  • Nikola annule le dévoilement imminent de sa camionnette électrique Badger: GM veut revoir son partenariat avec Nikola après des allégations de fraude à l’encontre du PDG de la jeune pousse de Salt Lake City.
  • La Banque Royale et sa filiale RBC Entreprise ont fait l’acquisition de la plateforme Founded, qui offre des services juridiques automatisés aux nouveaux entrepreneurs.
  • Royal Dutch Shell va couper 9000 postes dans le monde d’ici 2022, ce qui comprendra des centaines de mises à pied au sein de sa filiale canadienne.
  • TikTok sera «une entreprise de classe mondiale avec plus de la moitié du capital aux mains d’Américains» ou elle ne sera pas, a réitéré hier soir le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin.