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Le pic pétrolier serait derrière nous pour de bon

Mis à jour le 16 sept. 2020
par Alain McKenna
Le pic pétrolier serait derrière nous pour de bon

(Image: Unsplash)

  • La consommation mondiale de pétrole ne devrait plus jamais revenir aux niveaux d’avant la pandémie, croit le géant pétrolier anglais BP.
  • L’OPEP anticipe elle aussi un déclin de la demande dans les années à venir, et compte inviter ses pays membres à ajuster leur production en conséquence.

Selon BP, la crise de Covid-19 a accéléré une tendance qui pourrait prendre trois directions différentes, d’ici 2050.

  • Si les décideurs laissent les choses aller, on verrait la demande en pétrole diminuer de 10%, par rapport à son sommet de 2019.
  • Si l’économie mondiale sort de la Covid-19 avec la volonté de respecter l’Accord de Paris, la demande serait réduite de 55%.
  • Dans le scénario peu probable où l’activité économique devient entièrement carboneutre, la demande chuterait de 75%.

«Peu importe le scénario, la demande va baisser graduellement au cours des 30 prochaines années, ce qui situe le pic pétrolier en 2019», résume Spencer Dale, économiste en chef pour BP. «La principale variable (dans la rapidité du déclin) est la rapidité avec laquelle le transport mondial va s’électrifier.»

Les plus récentes données de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) renforcent l’impression que les meilleurs jours de l’industrie sont derrière elle.

  • Malgré la reprise économique après le déconfinement, la demande de pétrole a encore baissé en août (-4,4%).
  • Ce recul devrait se prolonger en 2021, et pourrait même s’accentuer si la Covid-19 continue de se propager dans plusieurs pays d’Asie, comme en Inde. 

L’Opep invite ses membres et ses partenaires à réduire leur production, sans quoi le prix des carburants pourrait chuter.

Alain McKenna